JARDIN BOTANIQUE YVEW ROCHER - LA GACILLYLa sphaigne

TOURBIÈRE DE SÉRENT

Les jardiniers s’exportent, se penchent sur les plantes sauvages hors des murs du jardin. Une nécessité pour appréhender la complexité des relations du vivant

Même si on le veut cocon, un jardin n’est jamais vraiment fermé… Vent, pollen, graines, animaux se chargent de l’ouvrir au monde.

La sphaigne emprisonne l’histoire et nous permet de remonter le temps. De voyager vers des latitudes boréales incongrues au cœur d’une pinède bretonne… Les Droseras carnivores nous emportent, malgré leur très grande discrétion, vers des contrées exotiques lointaines et imaginaires.

Les Gentianes pneumonanthes, reliques glaciaires des temps immémoriaux, nous transportent vers des sommets alpins. Le Damier de la Succise des prés (un papillon) nous rappelle les liens étroits qui nous unissent aux plantes.

Notre dépendance.

Entre la Narthécie des Marais et le Piment royal, le cheminement fragmente les conversations. M’apporte des bribes. Au-delà desquelles je comprends à demi qu’au même moment des jardiniers comme moi œuvrent pour sauver de l’extinction un Genévrier en Haïti dont il ne reste que quelques exemplaires pour l’humanité toute entière…

Se sentir connecté au monde.

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